mercredi, 02 mai 2007
Paul Wolfowitz, la banque mondiale et le second degré
Alors là, je suis ébahi. Je reprend ici un débat auquel je viens de participer sur l'excellent site Econoclaste.
Alexandre Delaigue a renvoyé mardi 1er mai (et pas 1er avril) dans une note intitulée "Kenneth Rogoff est méchant... " sur un article de Foreign Policy reproduisant SOI-DISANT un mémo interne de la banquz mondiale adressée par Paul Wolfowitz à l'ensemble du personnel de cette institution qu'il dirige depuis 2 ans et son départ du Pentagone, où il était le bras droit de Rumsfeld.

POur ceux qui auraient échappé à cette actualité à la faveur du soleil et de notre campagne présidentielle, Wolfowitz est pris dans un scandale qui est sur le point de lui coûter sa place de président de la Banque mondiale. En résumé, Wolfowitz a une relation personnelle intime avec une femme ayant un poste important dans la banque, relation qui existait avant sa nomination. A son arrivée, il aurait donc chercher à dénouer ce problème, d'autant que par certains aspects - la Banque mondiale se chargeant de lutte contre la corruption - cette institution développe des chartes éthiques complexes assorties d'enquêtes que d'aucuns trouveront peu respectueuses de la vie privée voire teintées d'un puritanisme un peu étrange.
La solution a été trouvée dans l'exil de cette femme, à la carrière apparemment très réussie et qui ne souhaitait probablement pas être mise au placard à cause de son intimité avec "Wolfie". Là où le bas blesse, c'est que Wolfowitz (en gentleman?) serait intervenu directement auprès du nouvel employeur de la Dame (le Département d'état US) pour lui obtenir un salaire substantiel.
D'où le grave scandale qui en résulte.
Cette parenthèse fermée, revenons au texte de Foreign Policy titré "Top Secret! Memo From Paul Wolfowitz to Bank Staff". Ce texte est accompagné d'un chapeau signé Ken Rogoff (économiste à Harvard et excellent joueur d'échecs) indiquant que ce mémo est un document secret et authentique, et que Foreign Policy a décidé de le publier.
"FP’s editors got our hands on a fascinating memo from the embattled Bank president to staff that sheds more light on the scandal rocking the normally staid financial institution. After great internal deliberation, we decided to share this top secret document with our readers."
Ce mémo prévient les employés de la banque qu'ils n'ont pas le droit de participer aux paris du site "TradeSports.com" sur sa démission à venir. Ce genre de sites sont assez connus aux Etats-Unis, on peut y parier sur tout et n'importe quoi même si le coeur du "business" reste le sport.
Wolfowitz y indique qu'en effet, cela relèverait, au-delà du manque de loyauté, d'une sorte de délit d'initié, au regard des informations priviligiées auxquelles les employés de la Banque ont accès sur ce scandale.
Outre qu'on ne voit pas alors pourquoi Rogoff est le signataire de l'article, car il ne représente pas à ce que je sais la rédaction de FP, le ton du texte m'a tout de suite fait comprendre (peut-être à tort) qu'il s'agissait d'une sorte de pique au second degré contre Wolfie. Certains passages sont clairement sarcastiques, par exemple celui où il dit qu'il peut très bien expliciter ce délit d'initiés, ce qui fera taire ceux qui disaient qu'il n'y connaissait rien en économie avant de prendre ce poste ("You would still be guilty of insider trading on your Bank-specific knowledge. (And who says I don’t know enough about finance for this job!)"), ou lorsqu'il évoque les personnes de l'entourage que ce délit concerne également ("Please note: the Bank’s prohibition on insider trading applies not only to immediate family but also to significant others (e.g., girlfriends).")
Bref, il me parait évident que le texte n'est pas un véritable document. Il s'agit d'une pique cruelle et ironique contre Wolfowitz.
Notons en plus que FP utilise souvent cette forme de document : ils demandent à un auteur d'écrire un article "comme si" ils écrivaient une note / un memo pour un décideur (secrétaire général de l'ONU, directeur du FMI). généralement, il n'y a pas cependant "usurpation d'identité" comme ici.
Bref, les quelques commentaires s'interrogeant sur l'authenticité du texte sur éconoclaste me paraissaient légitimes, mais aisés à trancher : le document n'est pas de la main de Paul Wolfowitz.
A peine ai-je écrit ça en commentaire que je découvre que Le Monde (le "journal de référence", comme on dit) met en "une" un article sur ce sujet (lien en fin de note)
Cet article prend le texte pour argent comptant, en prposant de longues traductions ! Il n'y a pas la moindre interrogation sur le statut du document ! Je trouve ça proprement incroyable. Peut-être me suis-je trompé, et le mémo est vraiment de la main de Wolfowitz. Auquel cas c'est un imbécile.
Mais si ce n'est pas le cas, je crois que les journalistes du MOnde devrait se poser des questions : comment peut-on être journaliste professionnel et avoir aussi peu de recul critique ?
Je suis choqué, et comme je le disais sur éconoclaste : pour paraphraser Desproges sur Séguéla, de deux choses l'une : soit Wolfowitz est un con et ça m'étonnerait quand même un peu, soit Wolfowitz n'est pas un con (et les journalistes ne vérifient pas leur source) et ça m'étonnerait quand même beaucoup.
11:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Banque mondiale, Wolfowitz, éconoclaste, le monde, journalisme, foreign policy
lundi, 16 avril 2007
Les Blogs aussi doivent respecter la loi...
17:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, blogs, politique, sondages
vendredi, 30 mars 2007
Le Big bang démographique en VOD
Merci à tous les internautes qui ont participé au forum sur le site dédié d'Arte, et merci à tous les téléspectateurs.
L'émission est en VOD sur le site Arte VOD, et elle est aujourd'hui en tête des ventes :-)
15:18 Publié dans Prospective | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 26 mars 2007
2030 : le big bang démographique

Deux tendances lourdes se dessinent déjà pour les 25 années à venir : le vieillissement démographique des pays industrialisés et l’émergence du bloc asiatique.
Alors que l’Allemagne, en état d’urgence, risque de perdre 4 à 7 millions d’habitants en un quart de siècle sur les 82 qu’elle compte aujourd’hui, les pyramides des âges du vieux continent tendent à s’inverser inexorablement. Si elle se poursuit, cette évolution menace tout à la fois les systèmes de santé, de retraites et l’équilibre économique et social des nations concernées. En France, où le taux de natalité est, avec l’Irlande le plus fort d’Europe, si le système de protection sociale reste le même, le nombre d’inactifs dépassera celui des actifs en 2050. Qui va payer ? Quelles priorités défendre dans ce contexte ? Des questions taboues qui risquent pourtant d’attiser conflits entre générations et tensions sociales.
Ainsi, à l’heure où l’Europe débat sans fin sur les questions identitaires, elle sera vraisemblablement amenée à se tourner vers les pays du Sud pour rajeunir sa population. D’autant qu’avec un âge moyen de 19 ans par habitant, l’Afrique connait une véritable explosion démographique et dépassera la Chine et l’Inde à partir de 2030. Plus que jamais, cette main d’oeuvre jeune est pressée d’investir de nouveaux territoires, quitte à prendre tous les risques, pour pénétrer le marché du travail. D’où là nécessité de trouver des solutions dans le dialogue Nord/Sud.
Une Europe en panne de natalité qui vieillit dangereusement, une Afrique jeune, en pleine croissance démographique et un pôle « Chindia » qui s’imposera demain comme le nouveau centre économique international : en dépit d’un certain aveuglement politique, la population mondiale est en pleine révolution. Un séisme à venir qui s’apprête à redessiner les contours de la carte du monde et à transformer nos vies.
Le Big Bang démographique
C’est pourquoi déjà, à contre-courant des discours ambiants, s’esquisse peu à peu un droit de migrer. Libre circulation des capitaux aujourd’hui et des personnes demain ? Car, outre les migrations traditionnelles, il faut aussi prévoir celles liées au réchauffement climatique, aux catastrophes naturelles et aux pénuries d’eau. Une opportunité, disent certains, pour repeupler les régions du monde en voie de désertification. De fait, souvent présentée comme une menace, l’immigration pourrait bien, dans un futur proche, faire l’objet d’une véritable concurrence entre nations. Avant de générer de nouvelles identités dont les Etats-Unis, laboratoire de cohabitation de civilisations, préfigurent le métissage à travers l’Amexica ou l’inexorable rapprochement de l’Amérique du nord et celle du sud.
" Chindia" : Chine et Inde, "coeur" du monde de demain ?
Mais sur cette planète en mouvement, les flux migratoires viennent aussi d’Asie, un continent contrasté et dominé par deux géants. Avec un taux de croissance constant de 8 à 10% par an, la Chine et l’Inde sont en passe de retrouver la suprématie économique mondiale qu’elles avaient perdue avec la révolution industrielle. Shanghai, désignée capitale du XXIe siècle, avance à marche forcée vers le futur, en tentant de résoudre, à grands renforts de publicité, toutes les contradictions auxquelles elle est confrontée. Déséquilibres environnementaux, énergétiques, sociaux : la Chine, entravée par son héritage totalitaire, parviendra-t-elle à relever les défis qui l’attendent ?
D’autant que, en conséquence du contrôle des naissances, la Chine vieillit rapidement, l’Inde en revanche, devrait devenir, à l’aube de 2050, le pays le plus peuplé (1,6 milliard d’habitants soit 1/6e de la population mondiale). Un sous-continent dynamique et résolument tourné vers l’avenir. Fort de son poids économique croissant, le pôle Chindia, en phase avec la mondialisation, a déjà compris la nécessité d’investir en Afrique, alors que l’Europe, elle, se refuse obstinément à anticiper.
Comment la planète supportera-t-elle cette pression démographique ? Seule une gestion concertée des ressources naturelles et surtout de l’eau permettra d’y faire face. Une impérative prise de conscience écologique qui tarde à se manifester, malgré les mises en garde répétées des scientifiques.
En effet, comme le rappelle Hugues de Jouvenel, à la question "la terre peut-elle supporter 8, 10, 12 peut-être 15 milliards d’habitants ?" la réponse est oui, mais cela dépend de comment nous vivons.
La généralisation au monde entier du mode de vie américain ou européen parait inimaginable dans les conditions actuelles. Comme le souligne Lester Brown, ce big bang démographique nous montre que le modèle occidental "du pétrole, de l’automobile et du jetable" ne peut être viable pour la planète.
Le défi est donc de trouver les solutions pour que ce big bang démographique ne soit pas une catastrophe.
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Pour développer ces sujets, ARTE France, Mano a Mano et Futuribles International se sont associés pour produire une émission intitulée « 2030 : le big bang démographique » qui sera diffusée sur Arte le 27 mars 2007 à 20h40.
Pendant deux heures Annie-Claude El Kaïm nous conduira dans un tour du monde, convoquant tour à tour et d’un continent à l’autre les signes, les futurs possibles et les futurs souhaités, par des interviews d’experts, des reportages sur des « signes avant-coureurs qui sont autant de faits porteurs d’avenir, et esquissant des scénarios illustrés par le dessinateur Kisler.
Mettre en image le futur n’est pas chose aisée, et le choix de ce va-et-vient entre "dire" d’experts, reportages autour de la planète (en Allemagne, en France, au Sénégal, en Californie, à Shangaï et à Bangalore) et courtes fictions dessinées de prospective 2030 est une solution originale à ce problème.
« Les citoyens doivent connaître ces informations »
Christian Le Peutrec (Mano-a-mano) auteur et producteur précise la démarche suivie par Futuribles et Mano-a-Mano :
- En quoi la prospective peut-elle être utile au grand public ?
La prospective reste peu ou pas exploitée par la télévision. Ni réalité, ni fiction, c’est un territoire intermédiaire qui se situe entre le raisonnement et l’imaginaire et donc difficile à aborder en image. Cependant, nous avons tous besoin de ces informations pour orienter nos vies, nos choix politiques, économiques etc...C’est pourquoi nous avons voulu rapprocher les chercheurs des attentes du grand public. D’autant que je me suis rendu compte, en préparant l’émission, que les scientifiques étaient réellement en attente d’une courroie de transmission pour pouvoir diffuser plus largement ces informations.
- Pourquoi avoir choisi la démographie ?
Parce qu’elle livre des éclairages surprenants et inattendus. A l’horizon 2030, les mutations démographiques ont des incidences géopolitiques, économiques, sociales et culturelles considérables. En France, les enfants du baby-boom arrivent à l’age de la retraite.Combien cela va coûter ? En Allemagne, la langue, la culture dominante au XIXe siècle,sont menacées. Le pays vieillit très vite, comme l’Italie et l’Espagne. L’arrivée de nouveaux États au sein de l’Union ne comblera même pas ces déficits. Quant aux migrations, qu’on nous renvoie en permanence, elles ont toujours existé. Même si la population mondiale augmente, le taux de migrants varie finalement peu et on en a toujours besoin. Autant de réalités en rupture avec les discours qu’on entend. Par stratégie électoraliste, les politiques proposent souvent des visions à court terme.
- Comment avez-vous procédé pour illustrer ces mutations ?
A partir d’un plateau virtuel, notre histoire démarre de l’Ouest vers l’Est pour croiser l’émergence des pays asiatiques. Pour les reportages, nous sommes délibérément partis à la recherche de pionniers des phénomènes en cours comme cette famille indienne, contemporaine de la mondialisation, formée dans des universités anglo-saxonnes, et qui revendique profondément cependant son identité indienne. Enfin pour rendre attractifs les scénarios de futurs possibles, dont les germes existent déjà dans notre société, nous avons fait appel à Jean-Marc Kisler, un dessinateur de bande dessinée qui a produit un travail remarquable.
16:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prospective, télévision, 2030, arte, démographie, futuribles, big bang démographique
mercredi, 21 février 2007
Le futur de l'interface homme-ordinateur ? Minority Report, en vrai
Mais ce que nous venons de voir dans cette vidéo, plus sûrement.
Moi j'en veux un pour Noël, en tout cas... Pas vous?
18:34 Publié dans Prospective | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecran, IHM, interface homme-machine, minority report, perceptive pixel, TED 06, Jeff Han
vendredi, 26 janvier 2007
Lucky Luke journaliste et la campagne électorale
Je suis consterné par ce qui se passe en ce moment dans la campagne électorale, et qui promet le pire. La règle actuelle semble être que les médias doivent tirer le plus vite possible dès qu'une information, quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne, apparait.
Deux micro-exemples, en 5 mns, pris sur le site du Monde (donc, pas le pire) :
1/ "La réforme Sarkozy réduirait de 60 % le produit de l'ISF"
Ca attire l'oeil, un titre comme ça. Je lis donc, que le SNUI, un avocat et des "sources administratives" (euh, le SNUI?) confirment une analyse voulant que la réforme de l'ISF que Nicolas Sarkozy a proposé exonèrerait 95% des redevables de l'ISF. Mazette, je reconnais que je suis interloqué. Et là je lis ça :
"Au total, selon des évaluations faites par le Syndicat national unifié des impôts (SNUI) mais aussi par des sources administratives, plus de 95 % des redevables de l'ISF se trouveraient exonérés s'ils décidaient d'investir 50 000 euros dans les PME : soit quelque 430 000 des 450 000 redevables de l'ISF en 2006. Ce chiffre est évidemment un maximum : il n'est pas sûr, en effet, que la proposition Sarkozy séduise la totalité de son public potentiel."
Alors en fait, c'est un calcul théorique d'effet maximal. Quelque chose dont on sait qu'en analyse des politiques publiques, ça ne sert à rien. C'est comme si vous faisiez un calcul de balistique en disant "toutes choses étant égales par ailleurs et sans frottements", y'a peu de chance que votre calcul soit juste "in real life".
Non parce que là, moi, je fais pareil, et je dis, donc : 430 000 x 50 000 = 21,5 milliards d'euros.
21,5 milliards d'euros d'investissement privés par des particuliers dans des PME. Par an. Ah, oui, quand même. Ca va booster sérieusement là. On va pouvoir nous donner les produits gratuitement, je pense.
2/ Un frère de Ségolène Royal affirme que les RG se sont intéressés à lui.
Et ça continue, quand y'en a plus, y'en a encore. J'attends la concierge de Ségolène qui nous dit qu'elle est persécutée par les RG... Mais bon, pourquoi pas, alors...
On lit ça :
"M. Royal indique avoir reçu la visite d'une employée des RG qu'il connaissait, après ses déclarations en septembre sur la participation de son frère Gérard au commando qui a fait exploser le Rainbow Warrior. "J'ai reçu un appel téléphonique d'une fonctionnaire des RG qui m'a demandé si on pouvait prendre rendez-vous. Elle m'a dit : 'On a un gros blanc sur votre fiche. Ma hiérarchie m'a envoyée pour avoir des informations à votre sujet'", explique-t-il. Il ajoute que l'entretien s'est bien passé et qu'il n'a pas alors évoqué sa sœur Ségolène et son frère Gérard."
So what? Je vous laisse imaginer la scène :
Mme RG : "Bonjour Antoine, ça va? Tu te souviens, on a fait nos études ensemble, comment vas-tu? Moi, je travaille aux RG, on peut se voir?"
Antoine Royal : " Mais bien sûr, viens prendre le café, on parlera du Rainbow Warrior. "
Evidemment, alors que la une des journaux renvoi à une affaire d'État particulièrement pitoyable, le Rainbow Warrior, il est inimaginable que cela concerne les RG... Bien sûr, M. Royal ne sait pas qui est Ministre de l'Intérieur. Et en plus, comble de l'horreur, un fonctionnaire est "envoyé par sa hiérarchie", alors qu'il serait logique qu'elle se lève un matin en se disant "tiens, j'irais bien interroger le frère de Ségolène Royal aujourd'hui !". En plus, l'agent ne parle même pas de Ségolène. Et de toute façon, Antoine Royal, chef d'entreprise, fils et petit-fils de militaire, frère d'une candidate à la présidentielle et d'un homme qui a toujours travaillé dans le renseignement est probablement quelqu'un de très très naïf, qui se laisse manipuler ou impressionner facilement.
Et à partir de ça, de but en blanc, le journaliste passe à :
"Il attribue ce type de notes sur des personnalités ou proches de politiques aux "méthodes de Sarkozy". Et estime que "le ministère de l'intérieur se sert aujourd'hui" de sa mise en examen l'année dernière, pour escroquerie et abus de bien sociaux, "pour déstabiliser [sa] sœur". "En enquêtant sur moi, les hommes de Sarkozy visent ma sœur. C'est une campagne de dénigrement", conclut-il. "
Je dois dire que j'ai du rater une marche, là... Suis-je le seul à trouver ça un peu tiré par les cheveux au regard des lignes d'avant?
D'autant que Sarkozy a fait abolir la tradition des "notes blanches" ces notes non tamponnées qui ont fait tant de mal dans l'affaire Clearstream.
J'aimerai assez savoir ce que pense par exemple Koz et Versac de ce genre de choses, si jamais ils passent par là un jour...
Mise à jour : Koz a déjà ouvert le feu... Lui aussi, c'est Lucky Luke !
15:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, segolene royal, isf, snui
Histoire des religions : 5000 ans en 90 secondes
Le site Maps of War publie, après une histoire des empires en 90 secondes, une animation de la même durée évoquant l'histoire des religions. C'est évidemment très simpliste, mais ce genre d'animations a un vrai intérêt pédagogique. Ca change du Power-point...
Je trouve ça intéressant, d'essayer de renouveler la manière de présenter des informations, comme le fait Gapminder.
12:10 Publié dans Défense / Relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religions, histoire, maps of war, animation
jeudi, 14 décembre 2006
Bulle 2.0 : le monde des Banquiers, troisième planète à gauche après Sirius
A lire dans Libération l'avis d'un banquier sur le business model du web 2.0 (ici).
L'article est intéressant, mais j'ose espérer que le journaliste a trahi les paroles de M. Cédric Baümer. Parce que là je suis tombé de ma chaise :
La bulle est-elle de retour ?
"Difficile à dire. D'un côté, les valorisations sont à nouveau très élevées, les critères d'investissement plus stratégiques que financiers et les perspectives de rentabilité souvent hypothétiques. De l'autre, beaucoup de choses ont changé depuis le début des années 2000, on est plus sérieux et plus rationnel."
What? Dans les points négatifs le fait que les "critères d'investissement" soient plus stratégiques que financiers? Je crois qu'il faudrait qu'on m'explique la définition de ces mots chez Close Brothers...
Parce que pour moi, lorsqu'on investit, si on ne pense pas de manière stratégique (c'est-à-dire fatalement d'une manière ou d'une autre à moyen terme) et qu'on se contente de rationalisation financière, on est sûr de se planter à brève échéance. Et c'est justement en pensant stratégique et pas seulement financier qu'on évite la création d'une bulle, c'est-à-dire d'une spéculation auto-alimentée déconnectée de toute réalité économique.
Mais ça doit être pour ça que malgré l'immense quantité d'intelligence, des moyens faramineux et des modèles aussi perfectionnés que ceux des spécialistes d'économétrie, autant d'entreprises prennent des décisions défiant l'intelligence...
16:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberation, baumer, web 2.0, business model, bulle, internet
mercredi, 13 décembre 2006
Week-end dans l'ouest irlandais
Fatigue+voiture de location+nuit+conduite à gauche = difficulté à se concentrer sur l'itinéraire. Nous nous sommes perdus. Nous avons finis par tomber sur un barrage de la Garda, la police irlandaise. Après leur avoir expliqué notre problème, ils ont tenu un court conciliabule en regardant notre adresse avec leurs lampes de poche, et le chef et revenu nous dire de les attendre ici, qu'ils revenaient avec leur estafette pour nous y emmener. Nous sommes arrivés au B&B sous escorte policière... Pas mal, non?
00:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : irlande, burren, shannon, galway, corrib, garda
mardi, 05 décembre 2006
La société civile et Web 2.0 : vers de nouvelles relations
C'est dans l'atelier sous ce titre, piloté par Alexandre Desrousseaux, que je participe au congrès Net 2006 organisé par le Digiport, à Lille jeudi 7 décembre.
15:32 Publié dans Prospective | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : net 2006, digiport, lille, web 2.0, usages TIC







